Les aventures d’Alice au pays des merveilles, La traversée du miroir et ce qu’Alice trouva de l’autre côté

J’ai déjà lu l’histoire d’Alice au pays des merveilles il y a quelques années. Pourtant, j’ai appris très récemment que l’histoire originale a eu une suite qui fut écrite peu de temps après. J’ai tout de suite eu envie de la lire.

Dans la suite d’Alice intitulée La traversée du miroir et ce qu’Alice trouva de l’autre côté, il y a un texte écrit à l’envers. Pour le lire, on doit être face à un miroir. Il y a aussi des chemins qui ne mènent pas où on le désire. Pour aller où on veut aller, on doit marcher dans la direction opposée. Il y a des fleurs dont les racines sont hors de la terre. Ces fleurs (et seulement celles-ci) peuvent parler. Dans cet univers, même quand Alice court très vite, les paysages ne changent pas. Ils vivent plusieurs jours en même temps au lieu de vivre un jour à la fois.

Lewis Carroll a beaucoup d’imagination !! Tout dans cette histoire défie la logique. Tout ce qui est à l’endroit se retrouve à l’envers. Tout ce qui a une règle est déréglé. Tout ce qui a un sens est dé-sensé. Tout ce qui existe d’une telle façon est controversé. C’est un texte philosophique qui demande de la concentration et de la réflexion.

Voici des extraits de passages que j’ai trouvé drôles :
  • « Et si chaque punition consistait à me priver de dîner ? Dans ces cas-là, quand viendrait le jour fatal, je serais privée de cinquante dîners en même temps ! Oh, ça ne me gênerait pas, pas tant que ça ! J’aimerais mieux en être privée que d’être obligée de les manger tous à la fois ! »
  • « -J’imagine que tu n’as pas envie de perdre ton nom ?

-J’y tiens beaucoup, répondit Alice, un peu inquiète.

-Pourtant, je ne sais pas, poursuivit le Moucheron d’un ton dégagé, ce serait si pratique si tu pouvais rentrer chez toi sans ! Par exemple, quand la gouvernante voudrait t’appeler pour tes leçons, elle crierait : « Venez… », et elle serait obligée de laisser sa phrase en suspens puisqu’il n’y aurait aucun nom par lequel t’appeler. Et, bien entendu, tu ne serais pas obligé d’obéir. »

  • « -Voilà ce qui arrive quand on vit en marche arrière, dit gentiment la Reine. Au début, on a toujours un peu la tête qui tourne…

-Vivre en en marche arrière ! répéta Alice, stupéfaite. Je n’ai jamais entendu une chose pareille !

-…mais il y a un énorme avantage, c’est que la mémoire fonctionne dans les deux sens. »

Je suis très impressionnée par le fait qu’une œuvre soit encore populaire et encore lue plus de 100 ans après sa parution. Combien d’auteurs peuvent se vanter de cet exploit ? Selon moi, c’est une fierté et un grand honneur.

Source de l’image à la une : Livraddict.com

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